III) Les conséquences

1) Les conséquences naturelles

 

Dues aux vents :  

    Les cyclones prend la chaleur de l’océan ainsi que d’importante quantités de vapeur d’eau fournie par ce dernier. Le cyclone change ceux-ci en vent violent mais aussi en nuages puissants et développés. Les ouragans comme David, Hugo ou encore Luis qui sont de classe 4, ont eu des rafales enregistrées à 200 km/h voir même 240 km/h. Avec des vent aussi violents, les dégâts sont très importants et même irréparables. En effet, les lignes téléphoniques sont détruites, les poteaux électriques sont cassés, les maisons, très souvent précaires, sont totalement détruites et la végétation est entièrement dévastée. De plus, de nombreuses personnes meurent lors d’un passage d’un cyclones.

    En revanche, si la pression est de moins 920 hectopascal au niveau de la mer, alors il ne s’agit plus d’un cyclone de force 4 mais un cyclone de force 5. A ce compte là, les vents ne sont plus de 240 km/h mais peuvent atteindre les 300 km/h voir même plus. A cette puissance, il s’agit de super cyclones comme Gilbert dit "l’empereur" du 13 et 14 septembre 1988. il y a encore Camille en 69 ou Allen en 80, ou encore Hugo qui avait une pression minimale de 918 hPa lors de son passage en Guadeloupe mais aussi Mitch fin octobre 1998 en super cyclone.

Record : Le cyclone le plus violent est le cyclone Tip de l’océan Pacifique avec des vents de 310 km/h.

   En plus la pression exercée sur une surface est proportionnelle au carré de la vitesse du vent qui est lui même à l’origine de cette pression. Par exemple, un vent de 200 km/h exerce une pression quatre fois plus forte qu’un vent de 100 km/h. C’est pourquoi les maisons sont construites afin de résister à  un cyclone de classe 4, c’est-à-dire qui peut supporter des vent de 240 km/h. A cette vitesse, ces vents exercent une pression de 310 kg par mètre-carré. Pour une vitesse maximale de 310 km/h, le pression au mètre-carré serait  de plus de 400 kg par mètre-carré. Imaginez la puissance de ces phénomènes météorologiques incontrôlables.

 

Dues aux pluies :

Les vents sont destructeurs mais les pluies sont les principales aussi responsables des dommages causés par un cyclone. En plus, les dégâts les plus nombreux, les destructions les plus importantes ainsi que le nombre de victimes sont dus à l’action de l’eau même pour un cyclone assez petit et faible. C’est le cas des Antilles françaises, inondations,  les ravines débordent rapidement, les rivières sont en crues, les torrents de montagnes grossissent et deviennent dévastateurs de plus les maisons à proximité d’un cours d’eau sont emportées, les routes sont bloquées, il se produit de nombreux éboulements ainsi que des glissement de terrain.

 

En revanche, les quantités de pluies produites par un cyclone sont aléatoires. En effet, un cyclone de forte intensité peut déverser que 10 mm d’eau alors que des cyclones de plus faible intensité déversent eux des plues aux conséquences meurtrières. Cependant en étudiant la structure nuageuse et pluvieuse d’un cyclone que les spécialistes analyseront les précipitations d’uns cyclone. Ils peuvent évaluer les précipitations d’un cyclone à l’aide de moyens technologiques. Ils ont à leur disposition les satellites météorologiques, les radars de précipitations et les investigations aériennes effectuées dans un cyclone avec un avion.

De plus, les conditions locales ont une influences sur les cyclones. D’une part, le relief montagneux qui amplifie les mouvements verticaux ce qui a pour effet de rendre instable le processus de condensation de la vapeur d’eau donc avec les précipitations. D’autre part, l’orientation de la trajectoire du système pluvieux peut être modifier par un obstacle comme une chaîne de montagne. Enfin la vitesse de déplacement d’un cyclone joue un rôle important dans la quantité de pluies car plus un cyclone est lent plus il va déverser de l’eau.

 

Dues aux marées de tempête et à l'état de la mer :

    La marée de tempête, provoquée par un cyclone, crée une surélévation de la mer qui, sur une côte, détruit tout sur son passage tel un raz de marée. Elle se trouve au niveau du cœurs du cyclone où les vent sont particulièrement violents qui créent un courant fort par frottement  mais qui est compenser à une profondeur de 50 à 60 mètres. Cependant en arrivant au niveau des côtes, ce contre-courant n’existe plus donc les courants établis en surfaces sont très forts. Il se produit donc une poussée naturelle de l’eau ainsi qu’une accumulation au niveau  du littorale. De plus, au moment d’une baisse de pression, il se produit l’effet d’aspiration au niveau du cœur du cyclone ce qui aspire l’eau ce qui amplifie ce phénomène : on appelle ceci  " l’intumescence ou effet de baromètre inversé ".  

    Les marées de tempêtes peuvent atteindre jusqu’à 7 mètres de hauts, alors imaginez les dommages causés par ce genre de vague. Dans ce cas, il y a des milliers de morts. Voici quelques exemples :

- En 1881 en Chine et en 1970 au Bangladesh, il y eu 300 000 victimes de la montée soudaine de l’océan. Les maisons ont été emportées par une vague d’une violence extrême.

- En 1969 dans le delta du Mississippi aux Etats-Unis, l’eau est montée jusqu'à huit mètres de hauteur, soit près de trois étages.

- En 1928 en Guadeloupe, un cyclone a provoqué une monté de trois ou quatre mètres. Les montés des eaux ne dépassent pas plus aux Antilles car les fonds marins sont rapidement profonds.

   De plus, les vagues peuvent prendre des hauteurs impressionnantes mais aussi dévastatrices. En effet, elle peuvent excéder 20 mètres de hauteur pour des cyclones puissants.  De même, la mer est agitée et la houle est  très forte. Les rouleaux gigantesques se brisent sur les rivages.  Les cyclones agissent sur l’état de la mer.

Par exemple :

- Luis en 1995 est passé à 300 km de la Martinique mais la houle était si forte qu’elle s’est vue sur les côtes des Caraïbes.

- Lenny en 1999, qui a une trajectoire inhabituelle d’Ouest en Est aux Caraïbes, a détruit les rivages normalement protégés car ils sont exposés à l’Ouest et normalement les cyclones arrivent de l’Est. Par conséquent, des îles antillaises aux Grenadines, toute cette zone a été victime du cyclone alors qu’il était situé beaucoup plus au Nord.