II) Les prévisions cycloniques

1) Les qualités des prévisions

 

    Il existe de nombreux modèles de prévisions cycloniques mais ils demeurent imprécis pour mettre en place un plan de prévention efficace. En effet une erreur de 50 ou 100 km est évaluée comme faible par les modélistes pour un petit territoire ou une île. De même qu'une erreur d’intensité de 30 ou 40 km/h pour un cyclone ayant des vents de vitesse maximale sera évaluée comme négligeable. C’est pourquoi il est nécessaire de privilégier la prévention et les précautions à prendre lors d’un cyclone.

    Des progrès ont été réalisés en ce qui concerne la prévision ces dernières années. Cependant, la prévision des trajectoires des cyclones demeure difficile. En effet, à 24 heures d’échéance, l’erreur moyenne dans la position d’un système tourbillonnaire est de 150 km. A 48 heures d’échéance, la marge d’erreur est de 300 km et à plus de 72 heures, elle est supérieure à 400 km.

    Cette valeur moyenne dissimule une différence dans la qualité de prévision. Elle est souvent exprimée en statistique par "l’écart-type". C’est pourquoi, la prévision du cyclone Luis lors de son passage aux Antilles, a varié de 70 et 100 km à 24 heures d’échéance. Cela a permis aux météorologistes des Antilles de prévoir l'arrivée du cyclone deux jours avant.  Toutefois, une erreur de 60 à 80 km peut paraître minime mais cela correspond à la distance entre deux îles comme les îles d’Antigua et de la Guadeloupe. L’une des deux peut recevoir le cyclone et l’autre ne peut avoir que des effets affaiblis.

    Malheureusement, les cyclones Marilyn de 1995, Iris ou Lenny en 1999 montrent que les prévisions cycloniques ne sont pas fiables à 100% . Mais fort heureusement la modélisation progresse car les données in-situ sont plus nombreuses avec les dropsondes, les avions et les bouées. Cependant la connaissance de ces phénomènes météorologiques reste minime. C’est pour cette raison que des erreurs de 250 km ont été commises pour la prévision de la trajectoire d’un cyclone à 24 heures d’échéance. De ce fait, la prévention et la décision de mettre en alerte une population est difficile. Il faut savoir que les cyclones restent des phénomènes imprévisibles et inconnus.

La qualité des prévisions de 1995 à 1999 :

- Modèle GFDL (Geophysical Fluid Dynamics Laboratory ) à + 24 heures d’échéance

- Modèle CLIPER (CLImatalogie PERsistance) à + 24 heures d’échéance

- Prévision officielle "official forecast" à 24 heures d’échéance

Biais indiqué par un vecteur blanc à la longueur proportionnelle à la valeur de ce biais :